Récit de la randonnée
La randonnée commence depuis le parking situé tout en haut du village de la Forclaz.
Il ne faut jamais être pressé ! Un troupeau de vaches d’Hérens conduites par leurs propriétaires d’un pré à l’autre m’avaient barré la route un bon bout de temps à mon arrivée au village…
Me voilà enfin partie. Je redescends le village et emprunte le chemin pédestre de Ferpècle. C’est un chemin relativement plat qui longe un cours d’eau provenant directement du glacier. Le paysage est magnifique ; la Dent-Blanche en premier plan, des sapins jaune orange et de si jolis petits chalets en contre-bas.
Le chemin commence à monter et passé la Buvette du Petit Paradis, me voilà déjà au barrage de Ferpècle. Le temps est parfait, juste un ciel bleu sans aucun nuage.
Je décide donc de poursuivre ma route et me retrouve rapidement dans une zone alluviale où serpente la rivière de la Borgne.
Comme une gamine, j’y fais les cents pas, en long et en large… Tantôt sur du limon, tantôt sur du gravier. Je m’arrête enfin pour pique-niquer. Je tente ensuite une petite montée sur le glacier du Mont Miné, mais n’ayant pas pris mes crampons, il m’est impossible de monter jusqu’en haut. Peut-être une autre fois.
Cet endroit est fascinant. Bien que beaucoup de familles soient présentes, j’ai l’impression d’être dans un endroit perdu, coupé du monde, sur une île entourée de montagnes et de glaciers. Dans ce magnifique décor, c’est sur le Mont Miné que mon regard se porte encore et encore. Il est tellement imposant avec ses 2914 m.
Il est autour de 15h30 et le soleil commence déjà à s’éclipser. Je flâne encore autour de la rivière avant de me décider à redescendre. Les heures filent vite et la nuit tombe rapidement. Oui, on est en novembre ma grande !
Fatiguée, je ne me vois pas du tout redescendre tout le Val d’Hérens et faire encore des kilomètres pour rejoindre mon domicile.
Je trouve vite ma solution grâce au tenancier de la Buvette qui fait sa dernière journée avant la fermeture hivernale. Tout le monde se connaît ici ! Il me trouve une chambre à l’Hôtel-Restaurant des Alpes, à un prix super en plus, dans le village des Haudères situé juste en dessous de La Forclaz.
Le lendemain, tout en buvant le café, je demande à la tenancière de me parler en patois. Elle l’a appris petite.
J’apprends que les patois diffèrent d’un village à l’autre dans la vallée ; c’est incroyable comme les mondes sont petits dans cette région. Quelques jeunes de la vallée les parleraient encore d’ailleurs.
Le lendemain, je retourne au barrage mais en voiture cette fois-ci. Il y a des places de parc juste en dessous. Je prends la direction de la cabane de Bricola. Je fais quelques kilomètres mais le sentier devient trop gelé. Je n’hésite donc pas à faire demi-tour et à rejoindre la zone alluviale par d’autres petits chemins.
Conseils et recommandations
- Balisage parfois discret : bien regarder la carte et les panneaux.
- Si vous aimez flâner, prendre des photos et profiter de la lumière, prévoyez large en temps… ou, comme moi, laissez la porte ouverte à un week-end improvisé sur place.